AVERTISSEMENTS TECHNIQUES
La viscosité des huiles est très supérieure à celle des produits pétroliers. Il convient donc de réchauffer l'huile carburant avant son entrée dans le système d'injection afin de la fluidifier, évitant ainsi le recours à des traitements industriels (cas de la fabrication du biodiesel ou diester) ou à des additifs d'origine pétrolière (ajout de gasoil, fonctionnement en mélange, ou d'essence sans plomb).
On utilise un échangeur de chaleur à plaques qui permet de récupérer la chaleur du liquide de refroidissement moteur (de toute manière perdue dans le radiateur de refroidissement,où justement on cherche à s'en débarrasser).
En fonction des paramètres de fonctionnement du moteur à adapter et des conditions de fonctionnement, on obtient généralement avec un tel équipement des températures d'huiles carburant de l'ordre de 70°c en entrée de pompe (objectif idéal 80°C).

Le point éclair des huiles végétales est très supérieur à celui des hydrocarbures (de l'ordre de 250 à 280°c au lieu des 55/60°C des hydrocarbures).
Il faut donc obtenir des températures au sein de la chambre de combustion assez élevées pour obtenir une combustion la plus complète possible des huiles végétales; ce qui réduit le domaine d'utilisation de ces huiles à des régimes de charge moteur élevées pour les moteurs de technologie récentes.
Une utilisation d'huile végétale dans un véhicule équipé d'un système d'injection carburant directe à haute pression, sur un moteur équipé d'une vanne EGR (recirculation des gaz d'échappement) est à éviter pour une utilisation type circulation urbaine (exemple d'utilisation moteur à faible charge, ralenti moteur important).
Elle est à proscrire absolument sur les véhicules équipés de filtres à particules, avec risque de détérioration rapide du FàP et mise en sécurité du système de gestion électronique moteur.


